Les meilleurs films de route par Far

Le printemps est arrivé (ou est en train de naître) et, comme les écureuils dans la forêt, nous retrouvons une fois de plus la tête hors de nos lieux chauds d’hibernation et nous buvons dans un monde extérieur plus hospitalier et accueillant. Nous sommes soudain avides d’aventure, ravis d’explorer tous les innombrables lieux grouillants et imprévisibles qui nous entourent, proches et lointains. “L’Odyssée” d’Homère étant la référence absolue des temps anciens, les récits de voyages épiques ont toujours fasciné les gens. Qu’elles se déroulent sur une route ou sur un sentier non pavé, ces histoires nous permettent de couvrir une géographie inconnue et de plonger dans les transformations humaines qui se produisent inévitablement, même si elles sont subtiles, dans la plupart des grandes missions que nous entreprenons.

La qualité héroïque de ce type d’expérience semble magnifier l’ampleur et la signification de nos vies comme si de rien n’était. Ce que nous appelons le “road movie” représente un descendant direct de l’épopée universelle persistante d’Homère. En plongeant dans ce sous-genre, j’ai été étonné de voir combien de nos meilleures images entrent dans cette catégorie. En fait, vous pouvez diviser les films de route en autres segments distincts, comme les films “friends on the lam” (avec 1991 “Thelma et Louise” en sont l’exemple le plus évident). Étant donné le nombre immense et la variété de ces fonctionnalités, toute liste de “surveillance” que je compiler semblera incomplète, alors n’hésitez pas à partager vos propres favoris.

Ça s’est passé une nuit (1934) – Ellie Andrews (Claudette Colbert), une héritière confuse, prend le chemin incognito pour échapper à un mariage sans amour et à un père chroniquement trop protecteur (Walter Connolly). À bord du bus, elle rencontre le journaliste Peter Warne (Clark Gable). Warne se lie d’amitié avec cette créature inhabituelle, qui semble curieusement inconsciente des us et coutumes de la vie réelle. Lorsque Peter découvre sa véritable identité, il sait qu’il a mis la main sur l’histoire du siècle, mais à ce moment-là, il a également commencé à avoir des sentiments pour Ellie. Qu’est-ce qu’un journaliste désespéré et épris de faire? La sublime comédie romantique de Frank Capra a balayé les Oscars de 1934, et il est encore facile de comprendre pourquoi. Colbert est un charmant comédien adorable et Gable n’a jamais été aussi attrayant, remportant son seul Oscar pour ce rôle. “Night” est souvent cité comme la première vraie comédie à viser, et c’est certainement l’une des meilleures.

Out Of The Past (1947) – Le détective privé Jeff Bailey (Robert Mitchum) est engagé par le groupe de haut rang Whit Sterling (Kirk Douglas) pour retrouver la maîtresse en fuite de l’escroc, Kathie Moffett (Jane Greer). Apparemment, la jeune femme a commis un grave préjudice et s’est enfuie avec 40 000 $. Bailey la retrouve au sud de la frontière et tombe sous le charme séduisant de Kathie, déclenchant une chaîne d’événements qui l’entraîne de plus en plus profondément dans un monde de mensonges, de trahisons et de trahisons. Rempli d’éclairages expressionnistes, d’atmosphère menaçante et de dialogues cyniques, le film “Past” de Jacques Tourneur est le film noir par excellence. Dans une performance de star, Mitchum cimente son image de fataliste laconique et fatigué du monde, tandis que le radieux Greer fait l’une des entrées les plus sensuelles de l’histoire du cinéma. Ces ingrédients puissants se combinent pour rendre cette beauté cuite à la perfection.

Les chercheurs (1956) – Trois ans après la guerre de Sécession, le vétéran disparu, Ethan Edwards (John Wayne), se rend dans son pays natal, où il est accueilli par sa famille en liesse, dont Martin (Jeffrey Hunter), un adopté partiellement cherokee qui doit la vie à Ethan. La tragédie survient lorsqu’une tribu locale attaque la ferme, assassine brutalement le frère et la belle-soeur d’Ethan et enlève leur jeune fille Debbie (Natalie Wood). Ethan et Martin se mettent immédiatement en selle et partent à sa recherche, sans savoir que le voyage les mènera aussi loin que le Canada – et dureront sept ans. Monument Valley n’a jamais été aussi époustouflant que dans cet occidental exquis et élégiaque du maître John Ford. Wayne incarne Ethan, obsédé et énigmatique, tandis que la jeune Natalie est indélébile dans un bref rôle dans le rôle de Debbie, la jeune fille kidnappée prise entre deux mondes. Ford a décrit son ambitieux chef-d’œuvre comme une «épopée psychologique» et cette aventure pittoresque qui dérange les tripes semble devenir de plus en plus nuancée à chaque visionnage.

Two For The Road (1967) – Les hauts et les bas du mariage sont habilement explorés via des vacances passées et présentes dans la vie du couple aisé Joanna (Audrey Hepburn) et Mark Wallace (Albert Finney). Nous voyons la floraison des premières passions diminuer au fil du temps, alors que le couple s’adapte aux nouvelles priorités de la vie et lutte pour maintenir leur intimité et leur affection. La signature de ce directeur de projets romantiques chic et doué, Stanley Donen, avec Hepburn l’essence même du chic des années 60 et Finney (à son apogée) l’incarnation d’un homme éminent salé et raboteux. Des lieux européens et une note mémorable de Henry Mancini ajoutent le zing nécessaire à cette histoire d’amour mature et nuancée. William Daniels et Eleanor Bron sont également mémorables en tant que couple marié qui a amené Joanna et Mark à examiner l’état des lieux.

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